jeudi, novembre 30, 2006

Tout est dans le titre



Extrait :
Le monde a besoin que les autorités de Pékin parviennent à reprendre les rênes. Mais la Chine aussi, son modèle devenant de moins en moins efficace. Le moyen d'y parvenir est... une socialisation d'une large part des revenus, celle que représente les couvertures santé et retraite. La Chine a, en somme, besoin de socialisme.

Selon Nicolas Lardy (China : Toward a Consumption-driven Growth Path, Institute for International Economics), seuls 14 % des salariés chinois ont une assurance-chômage d'entreprise et seulement 11 % une assurance du système public, datant des années Mao. En 2005, seuls 17 % cotisaient pour la retraite du système public. La pension versée aux retraités est faible et la même pour tous : 20 % du salaire moyen local, quel que soit le salaire du bénéficiaire quand il était actif. Le système éducatif est désuet, l'Etat n'y consacrant plus que 2 % du PIB. Les ménages doivent compenser, cela leur coûte 4 % du PIB.

La conséquence de l'absence d'un Etat-providence est que les Chinois doivent épargner la moitié de leur revenu en moyenne pour se prémunir contre les aléas de la vie. "Chaque individu est mis dans la situation d'être son propre assureur, c'est un système très inefficace", explique Jean-Philippe Cotis, chef économiste de l'OCDE, car il engendre une spirale négative.


Des blogs qui en parle :
Lost in Beijing
10 000 Km à l'est, perdu dans la "Chinese way"...

1 commentaire:

bulle de savon a dit…

non mais c'est simplement fantastique quand on lit ce genre de choses (enfin si on regarde le côté positif de la vie, les chiffres, la numérologie, etc lol)

Je dois avouer que ces derniers mois mes remises en questions entre mon devoir de citoyen, ma responsabilité en tant qu'adulte dans un monde où je " crêche ", étaient souvent pour l'Asie, en particulier la Chine.