dimanche, mars 12, 2006

Hitler vs nos elites progressistes

Voici un article une bonne baffe

Des barbarismes à la barbarie
LE MONDE | 07.03.06

© Le Monde.fr

Extrait :

Bienvenue dans le ghetto scolaire fabriqué par nos élites progressistes, adeptes de la contre-culture, surtout quand elle ne vient pas se frotter de trop près à leurs enfants à l'abri dans des établissements prestigieux ou privés. Merci à l'angélisme pédagogique des chercheurs des années 1980 et autres sociologues qui ont contribué à ringardiser la fonction d'éduquer en expliquant que l'école est d'abord "un lieu de vie" où nous sommes tous, adultes comme élèves, des égaux. Bienvenue dans l'école de Babeuf !

A sa secrétaire, Hitler avait dit un jour : "La parole jette des ponts vers des horizons inconnus." Le mécanisme du Sprachregelung (les "règles de langage" dans le vocable nazi) qui permit d'encoder le crime et de maintenir l'ordre mental nécessaire à sa perpétration se prolonge quand une société tolère que sa jeunesse vive au quotidien, à l'école même, dans la barbarie verbale. Cette société n'est-elle pas ensuite hypocrite lorsqu'elle s'indigne de compter des barbares dans ses rangs ?

samedi, mars 11, 2006

Copulation

Copulons en cœur grâce à la méthode Billing.

Il existe même des stages de formation...

Dans la paix du Christ.

La souffrance est avant tout sociale

Suite à mon commentaire sur le post de Suppaiku : Sur un air de printemps... a propos d'une candidature de Taubira :


"Il n'y a rien de plus communautariste qu'un scrutin présidentiel auquel concourent des hommes blancs diplômés de plus de 50 ans. C'est une quasi-mainmise de cette minorité"
Patrick Lozès (président du CRAN)

Je vous copie l'intégrale de la réponse de Suppaiku, qui comme a sont habitude très lucide sur la situation française (les marques en gras sont de moi):


Cela étant, moi, ça aurait plutôt tendance à m'inquiéter, tout ça... Les médias contrôlés par la droite ont fait lors des 2 précédentes campagnes présidentielles la part belle à Arlette Laguiller (1995) et Besancenau (2002). Tant mieux pour eux et leurs organisations... Ca leur est retombé sur un coin de la cuillère en 2005 avec le référendum, mais ce n'est pas grave puisque la droite et le capitalisme mondial n'ont pas besoin de constitution Européenne pour faire du profit : la preuve, c'est que la circulaire Bolkestein est en cours d'adoption... et que ni le parlement revalorisé ni le conseil social Européen que la constitution instaurait ne peuvent s'y opposer. Enfin, on en a déjà discuté, les électeurs du NON croyaient s'opposer à la droite et au libéralisme, ils ont achevé les dernières bribes de social-démocratie qu'il nous restait via la construction Européenne. C'est triste, mais bon, on peut toujours construire une vraie SD Européenne. Là, il y en a pour 20 ans. Z'êtes prêts, les gars et les filles ???
Je pense en tout cas que les médias vont maintenant modérer la visibilité de Laguillier et préférer Besanceneau et Buffet, moins dangereux finalement pour leurs propriétaires que la "rouge" qui ne se désiste pas et ne roule pas pour le "concert républicain contre Le Pen". Et qu'ils vont en revanche y aller franchement dans le Taubira-Dieudonné, à coup de communautarisme par ci, de revendications identitaires par là. But : coincer la gauche ! Besanceneau ira de sa petite musique "communautaire" (la LCR est "pour" le voile) et Buffet de ses "valeurs" républicaines. But ultime : ranger ce débat au sein de la gauche et coincer le/la candidat/e socialiste sur ces questions là, faire passer le chômage au second plan des préoccupations. Et accessoirement, présenter Dominique de Villepin comme le sauveur de la France face à une "gauche grignotée par le communautarisme et la tentation identitaire". Je vous le mets entre guillement, c'est ma manière de déposer la citation, car c'est globalement ce que dira Villepin. Il nous sortira son Beggag de service et recevra un appui appuyé de "Sa Majesté le Roi du Maroc, Grand Commandeur des Croyants, Mohammed VI", et fera peut être même durant la campagne, une petite escale à Alger où il posera à côté d'une brochette de "jeunes entrepreneurs français d'origine maghrébinne qui ont fait le pari de l'intégration sans renier leurs origines"... avant d'aller visiter quelque Mobutu/Bouani de nouvelle génération...
Si la raison commandait les peuples, aujourd'hui, tous ceux qui veulent que les choses changent "électoralement" se rangeraient comme c'est désormais clairement fait pour moi, derrière Ségolène Royal. Pas "parce qu'elle est trop géniale". Mais parce que nous avons besoins d'un/e président/e pour gagner, dans la Vème République. Et qu'il faut imposer le rapport de force dès le premier tour : la vraie leçon de Mitterrand, ce n'est pas l'Union de la Gauche, c'est COMPTER DES LE PREMIER TOUR. Et dans le temps qui nous sépare de ce fameux premier tour, animer un réel débat revendicatif autours de quelques questions de sociétés importantes parmi lesquelles non pas la place réservée aux enfant d'immigrés, mais celle de la promotion sociale, tout simplement : l'"exclusion" ne touche pas que les enfants d'immigrés, mais des pans entiers de la société française. Un Français de souche mâle blanc hétéro qui vit avec le RMI dans une cité en ruine du Nord Pas de Calais souffre plus qu'un fils d'Africain qui a fait des études, vit à Paris et travaille en Back-Office bancaire, même si ses chances de promotions seront limitées par rapport à d'autres. C'est pas à la mode de le dire, mais ce qui me désole, c'est qu'il n'y ait plus que Laguillier qui dise cela : la souffrance est avant tout sociale. Un patron noir, pour moi, c'est d'abord un patron, même si par ailleurs quand ce brave monsieur prend le métro il ressent un regard méfiant à son égart.
Je dis cela du "racisme", je le pense également de "l'homophobie" qu'on nous sert désormais à toutes les sauces.
Il serait bon d'avoir non pas un débat sur la valorisation des différences, mais plutôt sur l'egalité réelle, principe et moteur du progrès social et morale.
Un an pour imposer cette direction à Ségolène, en sachant qu'elle serait certainement la moins fermée à ces questions. Les autres acceptent tout, elle, elle ronchonne : convaincre Ségolène sur tel ou tel point, à mon avis ça doit être dur, mais une fois convaincue, à mon avis, elle y va.
Pourquoi je dis tout ça ? Ben parce que une fois que Taubira et Dieudonné auront bien palabré à la TV, que Villepin sera élu, je sais que ces revendications légitimes de droit à une histoire partagée, complexe, de place dans la société et de redéfinition de l'identité de la France à venir, eh ben elles seront à la trappe comme la fracture sociale en 95, la "république" en 2002 voire le "plus de social de l'Europe" en 2005.
Pour sortir de la Chiraquie, il faut retenir la leçon numéro 1 du mitterrandisme : GAGNER. ENSEMBLE. "DE TOUTES LES FORCES DE LA FRANCE" (slogan de 1981).
Le reste, c'est du bavardage, du rocardisme. Chipotage pour loosers.
vendredi, mars 10, 2006

vendredi, mars 10, 2006

Michael Anti (Zhao Jing) vs MSN

Microsoft censure le blog d'un spécialiste chinois des médias à la demande expresse des autorités. Il avait publié des textes critiquant Pékin.

A lire :
LIBERATION.FR
chine-informations.com
le blog de RConversation
le blog de Michael Anti (Zhao Jing)

Ils ne sont pas gentils ces japonais

La Chine "choquée" par les propos du ministre japonais des Affaires étrangères

Le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Aso a fait référence à Taïwan en tant que "pays". On vous l'a dit & répéter : Taïwan n'est qu'une île faisant partie de la Chine. Pffff, c'est pourtant facile à comprendre. Non ?
Manquerait plus qu’ils nous parlent du Tibet.

Tricot de peau

J’arrête de mettre des sous-vêtements, c’est trop salissant.

jeudi, mars 09, 2006

Contre humour chinois

La Chine publie un article sur la situation des droits de l'homme des Etats-Unis

La Chine a publié jeudi un long article sur la situation des droits de l'homme des Etats-Unis en 2005, en réponse au rapport sur les droits de l'homme de divers pays en 2005 publié par le Département d'Etat américain mercredi.

Publié par le Bureau d'Information du Conseil des Affaires d'Etat de Chine, l'article a énuméré une multitude de cas faisant état de graves violations, par les Etats-Unis, des droits de l'homme tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de ce pays.

L'article a commenté la situation des droits de l'homme des Etats-Unis en 2005 dans les sept domaines suivants : la vie et la sécurité de la personne, les violations des droits de l'homme par des organes d'application de la loi et des organes judiciaires, les droits politiques et la liberté, les droits économiques, sociaux et culturels, la discrimination raciale, les droits des femmes et des enfants et la violation par les Etats-Unis des droits de l'homme dans d'autres pays.

C'est la 7ème fois consécutive que le Bureau d'Information du Conseil des Affaires d'Etat a publié l'article sur la situation des droits de l'homme des Etats-Unis, en réponse au rapport annuel du Département d'Etat américain.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Mise à jour 09.03.2006 10h56

Supprimons le CDI

Mardi : manif du CPE sous mes fenêtres



Comme dirait une chinoise : le problème ce n’est pas le CPE c’est le CDI. Il faut supprimer le CDI.

Elles sont comme cela les chinoises.

mercredi, mars 08, 2006

Une place libre au cinema

Vous avez laissé une place libre de part & d’autre

- Ca vous dérange de vous décaler ?
- Oui.
- Merci quand même.
- Vous voulez que je me décale à droite ou à gauche ?
- Je pensais que cela vous gênais de vous déplacer.
- Certes mais c’est ce que l’on appelle une concession, c’est gênant mais dans la limite du supportable. On pourrait appeler cela une concession de la vie sociale.

Chirac est mort ... politiquement

Reprise le l'article du Monde, et pendant ce temps là, le procès de HLM continu

"C'est le 29 mai 2005 que Chirac est mort politiquement et pour de bon, cette fois"
LE MONDE | 08.03.06 | 14h05

De 1986 à 2006 - depuis la mort de Malik Oussekine qui ébranla le premier ministre de l'époque jusqu'à la récente crise des banlieues qui laissa sans voix l'actuel chef de l'Etat -, c'est un portrait à la pointe sèche que Franz-Olivier Giesbert dresse de Jacques Chirac.

Dans La Tragédie du président, scènes de la vie politique (Flammarion, 414 p., 20 ¤), le directeur du Point dresse la chronique de ces vingt années qui auront vu le président de la République échouer et triompher, durer et rebondir, pratiquer avec une égale énergie " rodomontades" et " renoncements". Jusqu'à cette fin de règne dominée par l'affrontement sans merci entre deux des rares survivants de la "chiraquie" : Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy.

Nourri de nombreux entretiens, recueillis au fil des années, avec les principaux acteurs, ce récit est assassin pour certains, cruel pour beaucoup. Nous en publions des bonnes feuilles consacrées à l'" affaire Clearstream", " grossière manipulation" contre le président de l'UMP, et à la formation du gouvernement Villepin, au lendemain de l'échec du référendum sur l'Europe.

L'AFFAIRE CLEARSTREAM (2004-2005)

Quand il arrive au ministère de l'intérieur (en mars 2004), Dominique de Villepin ouvre tout de suite la chasse au Sarkozy. (...) Cet homme si épris de lui-même croit encore, comme le disait Talleyrand de Chateaubriand, qu'il devient sourd quand il n'entend plus parler de lui. Il garde toujours aussi quelque chose de baroque et d'exalté. Mais enfin, il s'applique à démonter la machine laissée par son successeur tout en essayant, bien sûr, de lui rafler son fonds de commerce. A la manoeuvre, il fait le poids et apparaît vite comme l'une des personnalités clés de l'Etat-Chirac. (...)

C'est dans ce contexte qu'éclate l'affaire Clearstream. Au printemps 2004, le juge Renaud Van Ruymbeke reçoit une lettre anonyme. Encore une. Il en commence la lecture par acquit de conscience quand il comprend qu'elle dénonce, numéros de comptes bancaires à la clé, un gigantesque système de blanchiment d'argent sale. Tout tourne autour de Clearstream, la banque des banques, dont le siège est au Luxembourg. Une chambre de compensation qui, au lieu de transférer physiquement l'argent entre les banques, ne règle que les soldes des échanges. Résultat : on ne peut pas suivre le cheminement des sommes. Anonymat garanti. Sûrs qu'on ne trouvera jamais la trace de leurs versements illicites, des particuliers se sont mis ainsi à utiliser Clearstream comme une "blanchisseuse".

La lettre anonyme accuse plusieurs personnalités du monde des affaires d'avoir perçu, via Clearstream, des fonds occultes, liés notamment à la vente par Thomson CSF, en 1991, de six frégates à Taïwan, dossier qu'ont eu en charge, ce qui tombe à pic, le juge Renaud Van Ruymbeke et sa collègue Dominique de Talancé. Parmi les cibles, Philippe Delmas, vice-président d'Airbus. Le 7 mai 2004, il est mis en garde à vue mais, après maintes vérifications, aucun élément n'est retenu contre lui. Pas la moindre trace de commission illicite ni de compte bancaire au Luxembourg.

Au cours de son audition, Philippe Delmas émet l'hypothèse que cette affaire serait une manipulation liée à la guerre qui oppose alors Philippe Camus, le patron d'EADS, la maison mère, à Noël Forgeard, le président d'Airbus que Jacques Chirac a décidé de promouvoir à la tête de l'ensemble. Le chef de l'Etat a la manie de vouloir changer, quand bon lui semble, les patrons des grandes entreprises. Il a ses têtes. Et en l'espèce, il estime qu'il a son mot à dire : EADS vit en partie sur les commandes publiques d'armement et Forgeard fut l'un de ses proches collaborateurs. L'Elysée a ainsi déstabilisé ce fleuron de l'industrie française : dans le monde impitoyable de la défense et de l'aéronautique, tous les coups sont permis, surtout les plus tordus.

Quand les juges reçoivent la deuxième lettre anonyme, leurs derniers doutes sont levés, il s'agit bien d'une grossière manipulation. Tout le bottin des affaires, de la politique et de la presse est cité et, bien sûr, Nicolas Sarkozy, faussement dissimulé sous les pseudonymes transparents de Paul de Nagy et de Stéphane Bocsa, tirés de son patronyme complet : Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy- Bocsa.

Si Sarkozy avait ouvert des comptes au Luxembourg, pourquoi diable aurait-il pris des pseudonymes aussi voyants ? A l'évidence, quelque chose cloche. Villepin, pourtant, saute de joie. Bonne pioche. Il prévient tout de suite Jean-Pierre Raffarin : "Ça y est, on le tient !" Il alerte aussi la bonne presse : "Sarkozy, c'est fini. Si les journaux font leur travail, et s'ils ont des couilles, il ne survivra pas à cette affaire-là." Dans la foulée, il commande un rapport à la Direction de la surveillance du territoire (DST).

Qu'importe si tout ça sent le montage à plein nez : calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. D'autant qu'un démenti équivaut souvent, dans ce genre d'affaires, à une confirmation. Las ! la machination ne prend pas. Elle a été trop bâclée. Pour un peu, elle se retournerait même contre Villepin.

Une note "Confidentiel Défense" du 23 octobre 2004, signée du grand patron de la DST, Pierre de Bousquet, et adressée au ministre, pose quelques questions troublantes, à propos du "corbeau" : "Aurait-il agi seul ou avec son entourage ? Avec le soutien technique d'une équipe à sa main ? Aurait-il pu être instrumentalisé ? Par qui ?" Dans d'autres notes "Confidentiel Défense", la DST prétend avoir identifié le "corbeau" de l'affaire : ce serait Jean-Louis Gergorin. Un des esprits les plus brillants de sa génération, ancien élève de l'ENA et grand expert en géopolitique, qui a ses entrées au Quai d'Orsay où il a longtemps travaillé. Il fut l'un des collaborateurs les plus proches de Jean-Luc Lagardère et reste un conseiller écouté de son fils Arnaud. Il a un ennemi dans la vie, Philippe Delmas. Et inversement.

C'est aussi un grand ami de Dominique de Villepin qu'il a connu quand il dirigeait le Centre d'analyse et de prévision du ministère des affaires étrangères où ils ont cohabité pendant trois ans. Depuis, ils ne se sont jamais perdus de vue. Ainsi, quand Jean-Louis Gergorin fut décoré de l'Ordre national du mérite par Alain Richard, ancien ministre de la défense, en avril, au moment où l'affaire Clearstream commençait, ce fut dans le bureau et en présence de Dominique de Villepin, place Beauvau.

Détail troublant. A condition, bien sûr, que Jean-Louis Gergorin ait été l'auteur des lettres, ce qu'il dément avec énergie. Convaincu qu'il s'agissait d'un complot ourdi contre lui, Nicolas Sarkozy se croit quand même fondé à demander des comptes à Dominique de Villepin. Le 15 octobre 2004, les deux hommes auront une explication houleuse, place Beauvau.

Depuis, l'enquête n'avance guère. La DST rase les murs, tandis que le juge chargé d'identifier le ou les corbeaux tente, seul, de dénouer cet imbroglio. N'empêche que l'affaire Clearstream n'a pas fini de faire des vagues.

C'est elle qui permet de comprendre, en partie, le retour inopiné de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, un peu plus tard, après le four du référendum sur l'Europe. N'a-t-il pas déclaré, sibyllin, qu'il avait accepté de retourner place Beauvau afin de déjouer d'" éventuels complots" ? C'est elle encore qui nourrit la haine froide ou brûlante, c'est selon, qui dresse l'un contre l'autre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Ces deux-là sont désormais condamnés à se battre jusqu'au dernier sang. Ils ne se rateront pas. Les sourires de façade n'y changeront rien.

Une fois, pendant l'été 2005, Jacques Chirac dira à Nicolas Sarkozy : "Allez, arrête de me parler de cette affaire Clearstream. Il faut penser à l'intérêt général.

- Quel intérêt général ?

- C'est une histoire sans importance. Tu perds ton temps."

Alors, Sarkozy : "Ne me parlez pas comme ça. Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui a monté cette affaire et il finira sur un crochet de boucher."


LA FORMATION DU GOUVERNEMENT VILLEPIN (MAI 2005)

C'est le 29 mai 2005 que Chirac est mort politiquement, et pour de bon, cette fois, sans espoir de résurrection. Après l'échec de son référendum, il a encore deux ans à tirer. Ils seront sa croix. (...)

Le 29 mai au soir, après qu'ils ont commenté l'ampleur du désastre, Chirac annonce à Raffarin qu'il devra démissionner le lendemain. Le président garde le plan qu'il a eu tout le temps de mûrir, ces derniers jours : c'est Michèle Alliot-Marie qui ira à Matignon.

Un bourreau de travail. Avec ça, l'art et la manière. Elle est prête. C'est une femme qui a réussi partout où elle est passée. Localement, dans le parti et, enfin, au ministère de la Défense où, selon Chirac, elle fait des étincelles. Un détail qui ne trompe pas : sa notice est l'une des plus longues du Who's who (72 lignes).

Alors, va pour Michèle Alliot-Marie.

Avant que Raffarin ne prenne congé, Chirac laisse toutefois tomber : "J'hésite quand même encore un peu avec Villepin".

Raffarin confirme qu'à ses yeux Alliot-Marie est un meilleur choix. C'est une "professionnelle". Avec elle, le président ne prendra aucun risque. Mais la nuit sera longue. Villepin fera le siège du président comme il le fait déjà depuis plusieurs jours. Il a entre les mains des rapports soi-disant alarmants des Renseignements généraux. Le mécontentement populaire est à son paroxysme. Il risque d'exploser après la déroute du référendum. Il faut donc un homme à poigne pour Matignon.

Chirac a envoyé le ministre de l'Intérieur, en fin de semaine, pour une sorte d'examen de passage devant Juppé. Officiellement, Villepin a été reçu. Avec mention. Mais Juppé doute néanmoins que son ancien directeur de cabinet soit en mesure de changer la donne, pour le président. Il a, ce soir-là, une illumination.

Le lundi matin, au lendemain du fiasco référendaire, Alain Juppé appelle Jacques Chirac. Il est 8 h 30. Ils ont tous deux la "gueule de bois", après cette soirée de cauchemar où le chiraquisme semble s'être délité d'un coup.

"Au point où on en est, dit Juppé au président, je crois que vous devriez appeler Sarko à Matignon. Il a le parti et un soutien parlementaire fort. Est-ce qu'il ne faut pas tenter le coup en lui demandant de s'engager à ne pas vous humilier ?"

"Vous savez comment il est. Il ne tiendra cet engagement que dix jours, et encore."

À croire qu'il y a du complot dans l'air. Jérôme Monod, l'alter ego, est aussi sur la même ligne. Convaincu qu'il n'y a que Nicolas Sarkozy qui pourra sauver les meubles, il a déjà dit au chef de l'Etat :

"La meilleure solution, c'est Sarkozy. Il faut passer un pacte avec lui. Il doit mettre les formes avec toi et, en échange, tu lui promets de ne pas te représenter et de te prononcer pour lui, le moment venu."

Chirac : "Je n'ai pas confiance. Il est fou."

Monod : "Non, il n'est pas fou. Juste maniaco-dépressif."

Que les deux hommes dont il est sûr de la fidélité disent la même chose au même moment, c'est troublant. Le chef de l'Etat est ébranlé. Il commence à envisager de nommer Sarkozy à Matignon. Enfin, il essaie. En le mettant en avant, ne risquerait-il pas de s'enterrer vivant ?

Sitôt qu'il a terminé sa conversation avec le chef de l'Etat, Juppé appelle Sarkozy et lui dit : "Si tu veux jouer ta carte, c'est le moment. Mais il faut que tu rassures Chirac. Tu ne peux pas vouloir t'installer à Matignon et, en même temps, créer un climat de défiance en expliquant à la terre entière que le président est un vieux con carbonisé."

Message reçu. Sarkozy, qui doit bientôt voir Chirac, affichera, pour la circonstance, son sourire des grands jours. Tandis que Sarkozy médite, Villepin poursuit sa campagne sur le thème : "L'heure est grave, je suis le seul qui, le seul que, etc." Il pose même ses conditions. Il veut tout. Autrement dit, pas question de cohabiter avec Sarkozy. A Juppé, qui lui dit son souhait de remettre le président de l'UMP dans le jeu, à Matignon ou dans un grand ministère, il répond, tranchant : "Si je suis premier ministre, Sarkozy ne peut accepter que l'Intérieur et, pour moi, c'est inenvisageable". (...)

Quand Chirac reçoit Sarkozy, le lundi matin, pour un entretien qui durera une heure et demie, il lui jette tout à trac : "Tu es la meilleure solution pour Matignon, tout à fait le Premier ministre qu'il me faut. Mais voilà, je n'ai pas le droit de te nommer. Tu es le seul d'entre nous qui peut gagner la prochaine élection présidentielle et, en t'exposant ainsi, je te mettrais en danger."



Du Chirac tout cru. On ne sait jamais, dans ce genre de cas, s'il tient son discours pour embobiner ou pour humilier. Les deux, peut-être.

"Le plus vraisemblable, dit le président, c'est que je ne serai pas candidat. Dans cette hypothèse, tu auras besoin de moi.

- Pas sûr, objecte Sarkozy.

- Pourquoi ?

- La France a guillotiné un roi et une reine alors que rien ne l'y obligeait. Elle n'aime pas les héritiers. Si vous vous prononciez pour moi, je ne suis pas sûr que ça serait mis à mon crédit. Je ne dis pas ça pour être insolent mais parce que je crois que notre pays a toujours voté pour le changement, même s'il pouvait s'agir, dans certains cas, de changement dans la continuité.

- N'importe comment, insiste Chirac, si tu es le meilleur, je t'aiderai.

- Mais si je suis le meilleur, pourquoi ne pas me nommer à Matignon ?"

La réponse est évidente : parce que le chef de l'Etat entend encore avoir son mot à dire. Les deux hommes ont en effet des différends importants. Sur le modèle social français que Sarkozy entend remettre en ordre de marche. Ou encore sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, que le chef de l'Etat a plus ou moins patronnée.

Conscient de tout cela, Sarkozy concède qu'il serait prêt à revenir au ministère de l'intérieur où il a été " heureux". Le chef de l'Etat semble soulagé, tout d'un coup :

"Il faut que tu voies Dominique.

- Je ne le verrai qu'après vous avoir entendu dire à la télévision : "J'ai demandé à Nicolas Sarkozy d'être ministre d'État et il a accepté"."

Façon de dire qu'il veut être nommé par Chirac et non par Villepin. C'est du président qu'il entend tirer sa légitimité, pas de l'homme qui a pour mission, entre autres, de le détruire.

Reste l'épineuse question de la présidence de l'UMP que Chirac jugeait incompatible, il n'y a pas si longtemps, avec un poste ministériel.

"Qu'est-ce qu'on fait ?, demande le président.

- Je garde la présidence, répond Sarkozy.

- Pourquoi ?

- Parce que j'ai pris la présidence de l'UMP contre vous. Si vous me l'aviez donnée, j'aurais accepté de vous la rendre. Mais là, après tout ce qui s'est passé, vous comprendrez que je ne puisse la mutualiser dans votre discussion.

- Tu vas m'humilier.

- On verra."

C'est ainsi que Sarkozy s'est retrouvé numéro deux du gouvernement Villepin. (...) Chirac a-t-il donné à Villepin la mission d'en finir avec Sarkozy ? C'est en tout cas celle que le nouveau premier ministre s'est fixée. Il a une ambition et une stratégie dont il n'a jamais fait mystère : "La France a envie qu'on la prenne. Ça la démange dans le bassin. Celui qui l'emportera à la prochaine élection, ce ne sera pas un permanent de la politique, mais un saisonnier, un chenapan, un maraudeur." Il s'y voit déjà...

Il ne supporte pas que Sarkozy ait revêtu les habits du favori pour la prochaine élection présidentielle. Il pronostique, depuis plusieurs mois, la chute incessamment sous peu de celui qu'il appelle, selon les jours, le " nain" ou le " nabot". Parfois, il propose aux démocrates de rallier son drapeau contre le danger que fait courir à la France le président de l'UMP : "C'est un fasciste, un fasciste à la française, prêt à tout pour arriver à ses fins." Parfois, mais seulement dans les bons jours, il compare Sarkozy au général Boulanger : "Un allumeur, un baratineur de soirée dansante, mais il serait bien incapable de faire un enfant à la France. Il n'a rien dans le pantalon."

Rarement on aura vu, dans la politique française, un tel flot, pardon, un tel déluge de haine et de violence. A côté, l'aversion qui dresse l'un contre l'autre Chirac et Sarkozy relève de la querelle enfantine. Aux journées parlementaires de l'UMP à Evian, Sarkozy fait un tabac auprès des élus. Villepin, qui a été mollement applaudi, se sent humilié et le dit plus tard dans la soirée au ministre de l'intérieur : "Plus jamais ça." Alors, Sarkozy : "Ça fait trente ans que je me bats. Pour me déloger, il faudra y aller à l'arme blanche."

Les Français

Des personnes sans projet de société qui ne veulent pas vivre ensemble.

Lapidation en Iran

mardi, mars 07, 2006

Hommage a Suppaiku

J'ai décide comme "Beau Reste" Suppaiku de faire des photos / bloque notes de ce qui me passe devant les yeux. J'ai pas comme l'Ami un mobile a 3M à 1 yen mais un 1.3. Ce n'ai pas pour moi de la photo mais un rappel du moment.


C’est en sortant d’un superbe petit restau / salon de thé tawainais qu’une amie m’a fait découvrir : ZenZoo
Ils ont comme spécialité le thé au lait & aux perles
Cela se boit avec une grosse paille qui laisse passer les petites boules de tapioca.

La pluie fine

Le concept de "la pluie fine"

Vous n'arrivez pas à tordre le bras (obtenir quelque chose) à un collègue / collaborateur. Vous intervenez auprès non du H+1 mais du H+4. Bien sur, celui-ci doit être votre alter ego ou du moins il faut le faire croire. Ainsi celui-ci va intervenir auprès de la cible mais aussi du H+3, H+2 & H+1. Qui eux même vont intervenir auprès de votre cible. Résultat : elle va recevoir des requêtes de 4 personnes (hors vous). Elle va donc subir une pluie fine de retombée & va certainement finir pas céder.

lundi, mars 06, 2006

Space Invaders



Chronique cinema : les Americains


Mémoires d'une geisha de Rob Marshall

Alors voilà, un film produit & réalisé par des américains, tiré d’un livre écrit par un américain (Arthur Golden) sur un trait de la culture purement japonais & joué par des chinois. Petite cerise sur le gâteau : tous les personnages parlent anglais. Dixit la production : un japonais ou un chinois, c’est la même chose, personne ne remarque la différence. Rappelez-moi de faire tourner que des suédois dans un film de mafia sicilien. Les blancs : ils se ressemblent tous.
Coté film, à part les reconstitutions qui semblent être bien faites. Reste le film, 2h 20min , long, des actrices qui se creppent le chignons, des sentiments qui n’osent pas percer, des personnages en demi teinte car le film ne va pas au bout de chaque personnalité & que dès que cela commence a etre interesant, hop, on zappe sur une autre scéne.

Notre ami Jean-Luc Douin dit : « Faut-il nier à Hollywood tout droit de faire jouer Jules César par Marlon Brando, Moïse par Charlton Heston, Spartacus par Kirk Douglas, Mozart par Tom Hulce, Gandhi par Ben Kingsley ? » Le Monde du 01.03.06.
C’est vrai Hollywood à tous les droits. Nous faire avaler des couleuvres. Nous montrer le monde comme ils le veulent et comme ils désirent qu’il soit. Nous faire croire qu’ils sont seuls au monde capable de le sauver & que leur civilisation est le summum.


Si vous voulez découvrir vraiment le monde des geisha mieux vaux allez voir le celebre site LeJapon.org : l'article sur les geisha & L'école des geisha



Je vous propose d'allez vous precipiter sur le Festival du Cinéma Chinois à Paris - Mars 2006

Syriana de Stephen Gaghan

Un film sur le quotidien du marché du pétrole. L’entreprise avec ses marchés & ses fusion-aquisitions, le martyre / terroriste manipulé & en perte de repère, le juriste / auditeur faisant le ménage mais pas à fond car son employeur veux garder la société comme client & surtout c’est eux qui paye, l’économiste / tradeur qui veux/ peux tout vendre même lui.
Cela aurait pu tomber dans le reportage mais cela reste un film car on s’attache aux personnages dans leur quotidien, petites faiblesses, concessions, envi de grimper dans la société.
Tient pourquoi avoir fait jouer un indien famélique le rôle de terroriste, j’aurai bien vu un américain blond avec une bonne mâchoire de mangeur de chewing-gum.

dimanche, mars 05, 2006

Chronique cinema : Individualisme


Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés de Marc-Antoine Roudil & Sophie Bruneau




13 tzameti de Gela Babluani




Sauf le respect que je vous dois de Fabienne Godet

samedi, mars 04, 2006

La recette du mois




A voir sur Marmiton.org la recette de carpaccio de dinde. Hummmmm !!!

Entretien avec Luc Vanrell

photo propriété LUC VANRELL
identifier formellement l'épave de saint-exupéry...

identifier formellement l'épave de Saint-Exupéry (photo propriété LUC VANRELL)

Je vous engage à allez jeter un coup d'œil sur le site de Little-Némo (l'association des gens qui bullent). C'est un club associatif sous la planète Mars. Il y a un bon entretien (avec des photos) de Luc Vanrell (découvreur de l’épave de l’avion de St Exupéry) spécialisé sur les profondes & les épaves.

Frappe le Mandarin !



Depuis le 1er mars, les internautes chinois peuvent taper des adresses Internet en utilisant des idéogrammes. Mais ces requêtes sont redirigées vers un réseau sous la coupe des autorités chinoises.